Vendre une maison sur la Costa Blanca est une aventure passionnante, mais avant de commencer à planifier ce que tu feras avec l’argent, il y a une question indispensable à te poser : Combien va réellement me coûter la vente de mon bien ?
Pour éviter les mauvaises surprises de dernière minute chez le notaire, il est essentiel de connaître les impôts autonómique, locaux et nationaux qui te reviennent en tant que vendeur.
Pour que tu puisses faire tes calculs en toute sérénité, nous détaillons tous les frais et impôts à payer lors de la vente d’un logement dans la Communauté valencienne.
Si tu vends ta maison à un prix supérieur à celui auquel tu l’avais achetée, tu as réalisé une plus-value, et l’administration fiscale voudra sa part.
Cet impôt est national : il s’applique donc de la même façon à Calpe, Altea ou Madrid. Il se calcule en soustrayant la Valeur d’acquisition (ce que cela t’a coûté à l’achat + les réformes justifiées + les frais de notaire et de gestion de l’époque) de la Valeur de cession (le prix de vente actuel moins les frais liés à la vente, comme les honoraires de l’agence immobilière).
La plus-value nette est imposée par tranches, de manière progressive :
Tranche de plus-value | Taux d’imposition |
Jusqu’à 6 000 € | 19 % |
Entre 6 000 € et 50 000 € | 21 % |
Entre 50 000 € et 200 000 € | 23 % |
Entre 200 000 € et 300 000 € | 27 % |
Plus de 300 000 € | 28 % |
La loi prévoit trois exceptions clés qui te permettent de ne pas payer cet impôt :
Plus de 65 ans : Si tu vends ton logement habituel et que tu as plus de 65 ans, la plus-value est exonérée à 100 %. Tu n’as rien à payer et tu n’es soumis à aucune obligation de réinvestir.
Exemption pour réinvestissement : Si tu vends ton logement habituel et que tu investis tout l’argent obtenu pour acheter un autre logement habituel dans un délai maximal de deux ans, tu ne paieras pas d’IRPF.
Vente à perte : Si le marché immobilier t’a contraint à vendre ta maison à un prix inférieur à celui auquel tu l’avais achetée, il n’y a pas de plus-value : tu ne paies donc pas d’IRPF (et tu peux même compenser cette perte avec d’autres gains financiers).

Cet impôt est payé directement à la Mairie où se situe le logement (par exemple, la Mairie de Calp ou celle d’Altea). Il taxe l’augmentation de la valeur du terrain (et non de la construction) pendant les années durant lesquelles tu en as été propriétaire.
La réglementation te permet de choisir entre deux méthodes de calcul, et tu as le droit de choisir celle qui te fera payer moins :
Méthode réelle : Elle calcule la différence réelle entre le prix d’achat et le prix de vente du terrain. Idéale si le bien n’a que très peu pris de valeur.
Méthode objective : Elle multiplie la valeur cadastrale du terrain par des coefficients fixés par le Gouvernement, qui varient selon le nombre d’années pendant lesquelles tu as eu la maison.
Attention ! Si tu prouves avec les actes notariés que tu as vendu ta maison en perdant de l’argent par rapport à ce que tu l’avais payée, tu es exonéré du paiement de la plus-value municipale. En revanche, tu as toujours l’obligation de déposer la déclaration auprès de la mairie.
En plus des impôts « purs », en tant que vendeur tu dois assumer une série de coûts techniques et juridiques pour que la vente soit 100 % conforme :
Certificat d’efficacité énergétique (CEE) : Il est obligatoire par la loi pour pouvoir annoncer et vendre n’importe quel logement en Espagne. Son coût se situe généralement entre 80 € et 150 €, selon la taille du bien.
Certificat d’habitabilité / Autorisation de seconde occupation : Dans la Communauté valencienne, ce document est indispensable pour que le nouvel acquéreur puisse mettre l’eau et l’électricité à son nom.
Frais de mainlevée d’hypothèque : Si ta maison a encore une hypothèque en cours, tu dois la faire annuler financièrement et au niveau du registre avant de signer la vente. Cela implique de payer des commissions bancaires pour une annulation anticipée (si applicable), en plus des frais de notaire et du registre nécessaires pour libérer le logement de ses charges.
Impôt sur les biens immobiliers (IBI) : Par la loi, la personne tenue de payer l’IBI pour toute l’année est celle qui figure comme propriétaire au 1er janvier. Toutefois, la Cour suprême autorise à répartir le montant de façon proportionnelle entre l’acheteur et le vendeur selon le nombre de jours où chacun profite du logement.
Si tu es un propriétaire non-résident en Espagne (très courant dans des zones comme Calpe ou Moraira) et que tu décides de vendre ton bien, l’acheteur retiendra légalement 3 % du prix de vente au moment de la signature pour le verser directement à l’Agence des impôts en ton nom. C’est une avance de ton impôt sur le revenu des non-résidents.
Calculer avec précision ces montants peut faire la différence entre une vente rentable et une vente pleine de soucis.
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